Historique

        Cette Fabuleuse odysée commence en l''an de grâce 1880. Cette année là, quelques étudiants louvanistes originaires de la bonne ville de Nivelles décidèrent de se rassembler et de fonder une société estudiantine à limage de ces sociétés littéraires, philanthropiques et autres clubs dont lépoque était friande. Ces glorieux et intrépides fondateurs du nom de Burlet, Godeau ou encore Dessy étaient d''une imagination somme toute plutôt classique. Comme leur ville d''origine était Nivelles, ils décidèrent d''appeler leur amicale l''Union Nivelloise. Les couleurs qu''ils adoptèrent furent naturellement celles de Nivelles et non celles du Brabant-Wallon qui à l''époque n''en avait d''ailleur même pas. Quant à leur chant c''était le "D''jean de Nivelles". Serait-ce le même que le nôtre est une question passionnante mais hélas sans réponse pour l''instant. Les premières années qui suivirent furent sans histoire particulière, l''Union se bornant à survivre.
       
        L''année académique 1883-1884 vit l''apparition d''un concept nouveau: le président d''honneur. C''était un poste honorifique réservé au corps professoral dont le rôle, outre la figuration, était de faciliter la communication entre les étudiants et leurs maître. Le premier présidant d''honneur de l''Union Nivelloise fut le professeur Mercier. Ce ne fut pas à proprement parler un inconnu car, par après, il devint évêque, puis cardinal et fut pendant la première guerre mondiale une grande figure de la résistance à l''occupant teuton.
      
        Le cinquième anniversaire de la société fut le prétexte de grandes réjouissances. Les édiles de Nivelles firent le voyage spécialement pour venir assister aux concerts et autres festivités. Ils ne furent, entre nous, pas trop difficiles à convaincre car c''était bien souvent pour eux l''unique occasion de vérifier si leurs rejetons étudiaient vraiement ou alors dilapidaient leur jeunesse et leur argent dans des bouges infâmes et alcoolisées.
      
        L''année qui suivit est extrêmement importante pour notre histoire. Nous sommes en 1885-1886, sous la présidence de Jules Dessy. le comité décida d''élargir son assise géographique et d''accepter non plus seulement des étudiants d''origine Nivelloise mais désormais provenant de toute la partie francophone de la province de Brabant. L''union Nivelloise était morte, la BW entrait en scène ...
  
        Nous n''avons que peu d''informations sur la période précédent la première guerre mondiale, mais nous avons tout de même appris que la BW organisa de 1895 à 1910 un cycle de conférences sur le folklore du Brabant-Wallon et qu''elle comptaint aux alentours de 50 membres en 1903. Elle organisait aussi des scéances entre la réunion de comité et la bibitive mais sans les règles de corona actuelles.Nous apprenons aussi à travers la lecture de numéros de l’avant garde , que l’avant guerre était une période assez violente lors de laquelle se sont déroulés nombres procès pour bagarre ou même meurtres dans le milieu estudiantin. Un comité se composait alors d’un président, d’un vice président, d’un trésorier, d’un secrétaire et de deux commissaires. Il est à noter aussi qu’il y eu lors de cette période nombre de présidents fédé originaire de la BW comme Max Brénart qui porta à la fois la casquette de président BW et fédé.

        En période de guerre et pendant l’entre deux guerre l’existence de la régionale est réduite au strict minimum et il reste très peu de traces d’une quelconque activité.

        La BW disparaîtra pendant cette période pour être refondée en 1950  sous la présidence de Monsieur Despontin. Pour l’histoire les bénéfices de cette première année furent utilisés pour payer un voyage au comité tout frais payés au carnaval de cologne. A l’époque on portait sa calotte en toutes occasions : lorsqu’on sortait mais aussi au cours et en rue. Les étudiants se baladaient donc en calotte dans les rues de Wavre ou se trouvait le café rendez-vous de la BW.
       
        Les revenus de la régionale étaient assurés quant à eux  par les cotisations des membres, 20 francs à l’époque, et les recettes des deux bals qu’elle organisait, seules activités lucratives de l’année.
Un des deux bals était organisé par la bw elle-même et l’autre par l’association des anciens regroupant la majeure partie des notables de Nivelles. Ils se déroulaient en province et les étudiants louvanistes pratiquaient la méthode dite du dernier et premier tram vicinal, consistant à venir aux bals avec le dernier tram du soir et repartir le matin avec le premier tram.

        La tenue de ville, smoking chemise blanche nœud papillon , était bien sur de rigueur et il était bien vu pour les familles d’y emmener leurs filles dans l’espoir d’y rencontrer leurs futurs époux. Ces bals rassemblaient en effet tout les « beaux partits» que comptait la région de nivelles. La majorité des filles n’allant pas encore à l’université  ces festivités étaient souvent les seules occasions pour elles de côtoyer l’autre sexe.
Au niveau de la vie estudiantine le comité était composé d’un président, d’un secrétaire, d’un trésorier,
d’un grand maître et d’un délégué sport. Les équipes de sport, et surtout de basket, de la bw se sont distinguées à cette époque autant à Leuven qu’à l’extérieur.
       
        Il n’y avait pas à ce moment là de problèmes linguistiques à proprement parler, les étudiants wallons et flamands s’ignoraient purement et simplement. Les  bagarres qui se déroulaient à cette époque  opposaient le plus souvent policiers et étudiants. La légende veut que les étudiants portent attaché à l’intérieur de leur calotte, un peigne qu’ils fixaient  dans leurs cheveux. La brillantine avec laquelle ils se coiffaient abondamment le matin conférait à l’ensemble une tenue quasi rigide, ce qui empêchait leur calotte de tomber lors des rixes avec la marée chaussée.
 
        D’un point de vue folklorique, il existait déjà à l’époque deux ordres ou dignités au sein de la bw à savoir l’ordre de jean de nivelles et l’ordre du spitant sosson (fondé par un certain Monsieur Redding d’Ottignies). La bw possédait aussi un drapeau dont l’origine est assez obscure et qui aurait été incendié par des flamands lors des échauffourées linguistiques du célèbre  walen buiten.

        Nous ne savons pas non plus grand-chose sur la période précédent le Split, ni sur l’implication de la bw dans ces événements.

        Par contre ce fut une des premières régionales recrées sur le site de Louvain-la-Neuve en 1978. Et quelques uns de ses membres ont grandement participé à la renaissance du folklore à Louvain comme Pierre-Noel « Purnod » Boonen qui fut à la fois président de la BW, de la Fédé et de l’ASMO et qui a relancé le « Petit Bitu »en 1980 avec Michel «Mamelle» Henry de Generet, Emmanuel « LGMP » Paye qui relança le roi des rois et publia de nombreux articles dont « Article sur l’origine de la calotte » en 1985.

        En 1985 la BW fête en grandes pompes son centième anniversaire. Plusieurs activités sont organisées dont une célébration au Waux-Hall de Nivelles en présence du Bourgmestre. Pour l’occasion sont confectionnés un drapeau qu’elle possède toujours, le précédent ayant brûlé, et un band présidentiel

        Elle organisa aussi vers le milieu des années 80 des rallyes touristiques qui consistaient en une découverte du brabant wallon passant par le château du roeulx, les ascenseurs de strépy-bracqenies, godartville,
Gouy-lez-piétons pour finir par Villers-la-ville. Rallyes qui rassemblèrent au début plus de 60 personnes pour finir par disparaître en 1988 par défections de ses participants.

        La BW possédait à ces temps un Kot UCL situé 52 rue des Blancs Chevaux  mais suite à quelques heurts avec le service des logements le kot déménagea en 86-87 au 33 route du blocry.
Cette même année la BW organisa sa soirée de rentrée à Buzet, le 4 octobre pour être précis.

        L’année suivante le kot déménage pour se retrouver 5 avenue Georges Lemaitre au troisième étage.La bw organise cette année là des célébrations pour les 10 ans de la refondation de la régionale sur le site auxquelles participera le vice recteur, Monsieur Demeal ancien roi des bleus BW.
   
        Vers cette même fin des années 80, le baptême bw est réputé pour être assez difficile et se déroule en une semaine avec une activité tout les soirs.
C’est aussi à cette période qu’est fondée ,sur le site de la faculté notre dame de la paix, la BW de Namur (en 1991 pour être exacte)

        En 1997-98 la BW gagne le décor de la semaine Fédé avec une splendide représentation de walibi, sous la présidence de Lissa de Halleux. Le carnaval fédé de cette année la, sur le thème « jean de nivelles » finira de manière assez burlesque pour quelques bw qui portaient des déguisements en papier mâché. Après une drache ils se retrouvèrent pour la plupart nus dans les rues de Louvain…
La présidence fut reprise l’année suivante par Bernard Pol. Année qui fut assez diffcile pour la BW entre autre à cause des nombreuses activités extérieurs du président, du manque cruel de bar et de la perte du kot situé 19 avenue Hennebel.Ce fut aussi l’année sans 24H, et la dernière année ou le baptême se fit seul à la lux sous la présidence de baptême de Jonathan « Péli de Halleux » et Benjamin Skifi.
La fédé comptait aussi une BW dans ses rangs en la personne de Chantal.

       Les élections assez mouvementées de la fin de l'année 98-99 laissèrent la nouvelle Présidente Virginie Goncette à la tête d’un comité amoindri, après la défection d’une partie de la BW pour des raisons assez obscures... Ce comité, composé de Virginie Goncette à la présidence, de Jean-Yves « Pitou » Delfosse à la vice-présidence, de Sarah Hespel à la trésorerie, de Yolaine Therasse au bar et de Luc de Lame à la clash mena tant bien que mal son année malgré l’adversité que peut rencontrer un comité si peu nombreux à cette époque. Ils ne purent en effet pas participer aux 24h et aidèrent grandement la Fédé à la place pour le montage et le démontage du parking Leclerq. Le baptême se fit cette année-là conjointement avec la Bruxelloise et la Centrale à la Casa et la BW organisa un week-end comité à Paris avec le comité bien sûr, et les bleus Anaël Mechergui et David Hervelle. Le travail fourni et le grand nombre de bars (souvent organisés avec une autre régionale) permirent à la BW d’épurer une partie de ses dettes et de remporter l’Oscar de la régionale la plus méritante. Il est à signaler aussi que trois personnes se succédèrent au poste de Grand Maître cette année-là : Patrick Rome, Alexandre Mathiva et enfin Virginie Goncette. Les coups de mains de l’extérieur permirent à la régionale d’assurer l’organisation d’activités phares comme l’Empereur, la participation à des activités extérieures comme la Reine des Régionales, etc. Remercions donc en plus du comité 99-00 : le comité de la Bruxelloise, la Présidente de la Grand-Ducale Joëlle, Tof, Olivier « Ollie » Salvatore et la Fédé.

       L’année suivante, Virginie Goncette dut assurer à la fois la présidence et la grande maîtrise. Cette année 2000-2001 apporta la stabilité tant recherchée à la régionale par l’organisation de bars seuls, des 24h et de nombreuses coronae.

        En 2001-2002, le nombre de membres de la BW restait cependant très limité et c'est un bleu de l'année précédente, Manoël « Mano » Rekinger, qui devint Président!

        L'année suivante, le même scénario se reproduisit, avec Laurent « Pondax » Dupont à la présidence et Jean-Yves « Pitou » Delfosse à la grande maîtrise.

        En 2003-2004, Mano (qui entre-temps était entré à l'ASBO) fut à nouveau Président, Magali « Mag » Coeckelberg et Benjamin « Benja » Rahier assurèrent la vice-présidence, Pitou resta Grand Maître et Pondax porta la double casquette de délégué presse BW et Fédé. Cette année fut particulièrement bonne pour la BW qui retrouvait peu à peu un nombre satisfaisant de membres. Elle vit en effet la participation honorable à toutes les activités Fédé (notamment la réalisation d'une chasse Sainte-Gertrude plutôt réussie pour le Carnaval), l'organisation d'un weekend comité à Morialmé dans le Namurois, la parution de deux exemplaire de la Feuille de Bette (fait rare sur une année jusqu'à présent), la première rédaction de l'historique par Luc de Lame et Mano et la création par ce dernier d'un nouvel Ordre de Jean de Nivelles, entre autres.

        L'année suivante, Mag reprit la présidence et gagna d'ailleurs le titre d'Impératrice tandis que Pondax devint Grand Maître et Mano Maïeur SAGAM et Cellarius ASBO. Pour cette année qui fut la 120 ème de la régionale, le comité organisa une semaine culturelle avec exposition, visite en province et traditionnel « souper djote » avec présence de la Confrérîye dèl Târte al Djote de Nivelles. La BW participa aussi au Carnaval Fédé sur le thème de la bataille de Waterloo, où elle remporta la 7ème place.

       En 2005-2006, Stéphanie « Steph » Six devint Présidente et Benja (qui avait par ailleurs aussi été recruté par l'ASBO) occupa le poste de Grand Maître.

        L'année suivante se déroula quant à elle sous la présidence de François « Tchouny » Nachtergaele, la vice-présidence de Simon « Toux » Bertoux et Jérémy « Mych » Maertens (des bleus de l'année précédente!), la grande maîtrise de Pierre « Piet » Deschryver et la présidence de baptême de Valérie « Boeing » Coddens. Malgré de bonnes bleusailles et une participation honnête aux activités Fédé (cornet de frites assez réussi pour les 24h Vélo, 4ème place pour le camion de pompier de la semaine Fédé, mais Carnaval et Cabaret médiocres), la trésorerie connut d'importants problèmes de gestion et le manque de visibilité et de participation aux activités des autres régionales mena à la perte du kot UCL situé Rue des Blancs Chevaux.

        L'année suivante, avec Boeing comme Présidente, Toux et Nicolas « Vignaule » Bruneau à la vice-présidence, Tchouny Grand Maître et Paula Figueroa Aguilar Présidente de Baptême, fut cependant nettement meilleure et entraîna la BW dans une spirale ascendante. Sous la présidence de Boeing, la régionale conclut des accords de sponsoring avec la brasserie Lefebvre à Quenast, productrice de la bière au miel Barbar, et participa au Carnaval de Nivelles avec le soutien de la ville. Le chariot des Tuniques Bleues réalisé pour l'occasion servit d'ailleurs aussi pour le Carnaval Fédé mais l'absence de chorégraphie correctement préparée ne valut à la BW que la 7 ème place au classement. De bonnes activités et le rapprochement avec les autres régionales permit à la BW de récupérer un kot UCL très bien situé dans la rue des Bruyères (en fait l'ancien kot de la Centrale qu'elle perdit la même année, et où la fresque qu'ils avaient réalisée une vingtaine d'années plus tôt est toujours présente).

        En 2008-2009, Mych reprit la présidence, Toux la grande maîtrise et Pierre Jean « Rambo » Bruant la présidence de baptême. La BW réalisa de bonnes activités (notamment un temple grec pour la semaine Fédé qui lui valut la 4ème place) mais surtout explosa son score de popularité : elle termina 3 ème au classement général de fin d'année. Cette année vit également la relance de l'Ordre de Jean de Nivelles qui était tombé en léthargie les années précédentes. Il organisa d'ailleurs peu avant la rentrée académique suivante une soirée à Nivelles qui connut un certain succès en attirant près d'un millier de personnes! Cependant la BW accumulait de nombreuses dettes alors qu'allait débuter la 125ème année de la régionale...